" T' es sur facebook ? ". Cette question au moins aussi débile, voir même largement plus en fait, que le " t' es où " du téléphone mobile, on a sûrement dû déjà vous la poser au cours des derniers mois. Si ce n' est pas le cas, rassurez vous, cette question tombera tôt ou tard. Et attention à la réponse. Vous avez en effet tout intérêt à y être préparé, et autant dire qu' il sera préférable pour vous de répondre avec un grand OUI, si possible accompagné d' un enthousiasmant : " C' est génial !!! ". Dans le cas contraire, vous serez immédiatement, et sans le moindre appel, catalogué comme étant le plus RINGARD qui soit. Votre vie ne sera alors plus. En 2012 il faut en effet ABSOLUMENT être sur FACEBOOK, même si personne n' est véritablement capable de dire pourquoi. Toute une génération de débiles a donc désormais envahi la toile, suivi par toutes les autres générations qui ne veulent surtout pas passer pour des hasbeens. On vous le dit et répète, FACEBOOK c' est tout simplement génial. On y dévoile son intimité en s' étonnant par la suite, avec stupéfaction, que tout le monde y a finalement accès. La photo du petit dernier se balade donc sur la toile sans savoir quel en est l' intérêt. On y donne aussi rendez-vous à d' autres crétins pour une boum chez mémé prévue avec dix invités au départ et 3000 à l' arrivée, alors qu' il paraît tout de même plus simple de décrocher son téléphone pour appeler ses potes. C' est le progrès on vous dit. Le progrès a tout de même une drôle de gueule parfois, convenons en, surtout quand on voit la tronche des accros à FACEBOOK. Des geeks à l' image du PDG de FACEBOOK qui ressemble à s' y méprendre à n' importe quel étudiant mal dégrossi évoluant tant bien que mal en colocation. Mais ne vous y trompez pas, sous ses airs d' étudiant un rien boutonneux, Mark Zuckerberg, PDG du groupe, a de la suite dans les idées. Le but final étant en effet MERCANTILE. Il s' agit en effet de faire des dollars. Un maximum de dollars. Facebook va donc changer de statut. Le réseau " social " ( un bien grand mot ), s' introduit donc ce vendredi sur le Nasdaq, en signant par la même la plus grosse entrée en Bourse pour une valeur " internet " avec à la clé une valorisation qui devrait être supérieure à plus de 100 milliards de dollars. Du lourd donc. Du très lourd même. L' entrée s' annonce fracassante pour Facebook. Huit ans après son lancement dans une chambre " crado " d' étudiants d' Harvard sera donc probablement la plus importante entrée en Bourse du marché américain. 421 millions d' actions au prix de 38 dollars pièce seront donc mis sur le marché. L' histoire dit déjà qu' on s' y bouscule, et qu' il n' en aurait donc pas pour tout le monde. Notre " geek " des temps modernes, âgé de 28 ans, sera bien entendu au siège de Facebook pour fêter l' évènement comme il se doit.
Reste donc à savoir ce que vaut vraiment FACEBOOK à terme. Les mauvaises langues disent pas grand-chose. Le groupe ne serait qu' une coquille vide au potentiel assez limité. Le site aux plus de 900 millions d' utilisateurs a en effet quelques boulets aux pieds. La croissance du groupe étant en effet, dans l' absolu, loin d' être phénoménale, même si elle a encore atteint 45 % au premier trimestre. A noter que beaucoup d' utilisateurs sont des mobinautes, entendez par là, des crétins évoluant dans la rue, et que dans ces conditions, il est difficile d' avoir une couverture publicitaire éfficace par le biais d' appareils mobiles. Surtout que sur les 900 millions d' utilisateurs il y a quand même un maximum de demeurés au pouvoir d' achat peu conséquent. D' un point de vu financier, FACEBOOK n' est donc pas encore la panacée. Mais bon, au stade actuel, FACEBOOK reste incontournable. Personne ne peut le nier. En attendant, MARK ZUCKERBERG n' a pas trop de soucis à se faire. Il a en effet toutes les chances de grimper encore dans la liste des milliardaires avec sa part de près de 20 % dans la société. En attendant, le jour de gloire est arrivé !
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