Ah ces " méchants " riches. Sans aucune gêne. Près d' un millier de riches contribuables allemands auraient donc fraudé le fisc germanique en mettant leurs " sousous " dans une banque du
Liechtenstein. Parmi ceux ci, se trouve le patron de la Deutsche Post. Cela fait désordre quand même. Le fameux secret bancaire du Liechtenstein, commun à tous les paradis fiscaux, a donc volé
en éclats. Le bon peuple crie évidemment au scandale, relayé, bien évidemment, par les politiques qui aiment à se scandaliser sur tout ce qui concerne ces " sales riches ".
Alors scandale ou logique ? Au lieu de condamner, de manière bien démagogique comme toujours, les politiques feraient mieux de se poser les bonnes questions. A savoir, notamment, comment peut-on en
arriver là ? Qu' est ce qui peut bien pousser un individu à frauder le fisc ? La réponse est simple. Tout simplement, parceque l' intéressé estime avoir trop à payer. Alors bien sûr, dans cette
logique, on peut toujours considérer qu' on paye toujours trop. Pas si sûr. L' impôt en lui même n' est pas remis en cause par ceux qui gagnent de l' argent. Personne de responsable ne remet en
cause le principe de l' impôt. Simplement, en Allemagne, comme en France par exemple, les " riches " en ont marre de cette pression fiscale permanente. C' est donc aux politiques de se remettrent
en question. Cette fraude massive est donc tout à fait logique. Et le système ne changera pas. Les paradis fiscaux s' adapteront simplement, et l' anonymat de celui qui " fraude " sera juste
renforcé. En suisse notamment, il existe déjà depuis longtemps le fameux compte à numéro, avec la possibilité de pouvoir bénéficier d' un prête nom et d' une adresse bidon. Simple question d'
adaptation. Ce ne sont donc pas trois " politicards " démagogues qui vont changer un système bien huilé.
Au final, ce sont donc bien les politiques qui poussent le contribuable à frauder. Si la pression fiscale était moindre, une situation comme celle que vit actuellement l' Allemagne n' aurait jamais
vu le jour. Il n' est donc pas utile de crier au scandale, car cela n' en est pas un. Cette situation est simplement la conséquence des agissements absurdes de cette classe politique dans son
ensemble qui ne pense qu' à " pomper " en permanence le contribuable, pour financer ses propres délires dont on peut juger chaque jour l' inéficacité manifeste. Celui qui a de l' argent est
toujours mieux informé que celui qui n' en a pas. La parade existera toujours et le politique n' a pas plus de pouvoir en la matière que dans les autres domaines.
Les seuls responsables de ces situations sont donc les politiques. Ils doivent donc en assumer les conséquences sans crier au loup. Sans pression fiscale démesurée, il n' y aurait pas d' évasion
fiscale. Les banquiers des paradis fiscaux ont encore de beaux jours devant eux... Reste simplement à prendre plus de précautions. A Genève, on a déjà pris de nouvelles mesures, c' est dire la
capacité réactive du système. Au jeu du chat et de la souris, le riche coure bien plus vite que le politique. La fraude fiscale géante de l' Allemagne n' est donc finalement qu' une anecdote. La
vie continue...
Nicolas, tu peux te remettre au footing...
Publié dans : CHRONIQUES
Lundi 18 février 2008
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