Nous sommes en pleine crise. Pas seulement financière, mais économique, sociale, alimentaire et énergetique. Bref, on a la totale, et pour tout dire c' est la première fois qu' une
crise se conjugue autant au pluriel. D' ordinaire, c' est en effet " chacun son tour " en quelque sorte.
Comme bien souvent, toujours dirons même les mauvaises langues, la crise actuelle nous vient des...Etats-unis. Il parait en effet intéressant d' analyser l' origine de la crise que nous vivons
actuellement, et qui mondialisation oblige, a fait ses effets sur l' ensemble de la planète. Tout va aujourd' hui très vite, et le moindre problème quelquepeu épineux se propage à la vitesse
grand " V " sur l' ensemble de notre bonne vieille planète, sans qu' il soit possible de l' arrêter.
La crise nous vient donc de ces " fameux subprimes " qui sont donc des prêts à taux variable. La classe moyenne a bénéficié de ces taux pour devenir " propriétaire ". Le rêve absolu pour le
commun des mortels, et à fortiori pour tout une catégories de ménages qui ne pensaient pas particulièrement y avoir accès. Il faut cependant relativiser ce dernier élément en précisant, que
contrairement à ce qui a pû etre dit, par les médias notamment, à la solde des politiques évidemment, que ceux qui ont subit cette crise en pleine " poire " n' était pas tous des " prolos " sans
le sou. Loin s' en faut. Il s' agissait en fait tout simplement de ménages américains moyens, ne roulant certes par sur l' or, mais ayant des revenus suffisants pour vivre. La " bonne "
vieille classe moyenne américaine en somme. Celle qui est en plein dans la société de consommation à outrance, et qui mine de rien consomme proportionnellement bien plus que le " riche " d' au
dessus.
Pour minimiser les éventuelles effets dramatiques que l' ont connait actuellement, les décideurs américains ont tenté, comme toujours et partout, de noyer le poisson, en affirmant haut et fort
que les ménages qui commencaient à subir les affres des " subprimes " n' étaient en fait que des " prolos " aux revenus modestes. En agissant ainsi, cela permettait effectivement de
minimiser le problème, en donnant une explication logique et en rassurant le bon peuple. Quoi de plus normal en effet qu' un ménage ayant des difficultés financières ne parvienne plus à
rembourser son prêt. Mais comme toujours, la réalité etait bien moins reluisante. La crise des " subprimes " n' allait pas toucher que les " prolos ", mais également ceux qui se trouvaient aux
étages au dessus. Si le phénomène n' avait touché que ces bon vieux " prolos ", le problème aurait été vite réglé, et nous n' aurions jamais entendu parler de cette crise des " subprimes ".
Premier gros problème donc, et premier mensonge. Tout va bien, ne vous inquiétez pas. La situation est maitrisée. Le discours est classique, et entendu.
Mais comment se fait il, que les USA aient voulu soudainemment faire une Amérique de " propriétaires " ? Pour information, le dernier en date, qui souhaitait faire un pays de "
propriétaires " est un certain....NICOLAS SARKOZY. Avant lui, c' est l' Espagne qui a joué à ce jeu là, et qui comme les Etats-unis, a perdu.
Après les attentats du 11 septembre 2001, le moral est au plus bas. Les américains sont sous le choque. Ils ne consomment plus, et l' économie commence sérieusement à prendre du plomb dans l'
aile. Nos décideurs politiques qui sont des génies absolus, la bas comme ici, ont la solution. Il suffit d' ouvrir en grand les vannes du crédit. Il faut faire repatir la machine, et
pour cela, il n' y a qu' une solution : CONSOMMER ! Les Etats-unis doivent devenir un pays de..." propriétaires ". Il faut que tout le monde puisse acheter sa maison.
Un " propriétaire virtuel " en fait contrairement à ce que les gens imaginent, mais qui reste intéressant à plus d' un titre. Non seulement il fait marcher la machine économique, mais
en plus il a le sentiment d' être, et de devenir un peu plus " riche " au fil des jours. Celui qui achète un bien immobilier se place en effet toujours dans une optique de valorisation de son
bien dans le temps. Il ne peut pas en être autrement, exactement comme celui qui se marie n' imagine pas un seul instant qu' il puisse un jour se retrouver dans la situation de devoir divorcer.
Nos braves ménages américains, qui ressemblent en tous points aux autres, ont donc commençé à rêver les yeux ouverts. Non seulement ils devenaient propriétaires, mais en plus ils allaient s'
enrichir au fil du temps. C' est bien connu, les arbres, en Bourse comme dans l' immobilier, doivent bien monter jusqu' au ciel. La réalité fût tout autre comme on peut le constater depuis
plusieurs mois.
Non seulement nos " braves propriétaires " ne se sont pas enrichis comme ils le pensaient naivement, mais c' est tout le contraire qui s' est finalement produit. Ils se sont ruinés. La douche est
froide. Beaucoup n' avaient en effet jamais penser devenir " propriétaire ". Une simple question de bon sens. Ils savaient qu' ils n' en avaient tout simplement pas les moyens. Mais aux
Etats-unis, tout est évidemment possible. Vous n' avez pas de moyens ? C' est pas bien grave." Vous voulez une maison ? "" C' est à dire Monsieur que je n' ai pas vraiment de gros moyens, " "
Mais, si, ne vous en faites pas, on va trouver une solution, signez là, on s' occupe de tout... " Pesé, c' est emballé ! Elle n' est pas belle la vie ?
Nos " américains " sont donc devenus " propriétaires ". Enfin, ce qu' ils ne savaient pas, c' est qu' avant d' avoir payer le dernier centime de remboursement, on ne l' est pas ! Mais bon, dans
le monde des bisounours, tout allait donc bien. En plus, un " propriétaire " ça " claque " un max dans bien des domaines. Ca bricole, ça décore, et tant qu' à faire ça achète une voiture, un
vélo, une moto, etc..., etc... Ca consomme donc un MAX quoi ! Et tout à crédit évidemment. La machine économique marche donc à plein régime et c' est le bonheur absolu...
Nos politiques du monde entier, adorent les " propriétaires ", et comme SARKOZY, ils ont tout intérêt, pour les raisons évoquées ci-dessus, à ce qu' il y ait un maximum de " propriétaires "
jusqu' au jour au plus rien de ne va...
OublIé donc les attentats du 11 septembre 2001, nos braves américains consomment à outrance, et c' est bien là l' essentiel. Seulement voilà, il consomment à...CREDIT. C' est bien quand tout va
bien, mais quand la machine commence à s' emballer, cela devient tout de suite moins sympathique. Nos " braves " américains, dans l' euphorie, avaient, un malheur n' arrivant jamais seul,
contracté leurs prêts à taux... variable ! Il faut dire que la plupart, dans l' euphorie toujours, ont signé les yeux fermés, sans même savoir ce qu' était la différence entre un taux variable et
un taux fixe. " On s' occupe de tout, ne vous inquiétez pas, signez juste là... "
Il faut dire que les commerciaux des societés de prêts hypothécaires n' y sont pas allés de main morte, et ont " fourgués " un max de contrats sans se soucier le moins du monde, qu' un jour ou l'
autre cela finirait mal. Mais là n' était pas le propos. Au pays où l' on vend des maisons comme des aspirateurs, il fallait faire un max de DOLLARS ! Derrière, c' était bien entendu, l'
Etat qui poussait un max, ainsi que la FED chargé d' ouvrir le robinet en grand...
Seulement voilà, la grosse machine américaine a fini, une fois de plus, par s' enrayer. Nos " braves " americains moyens ont commencé a voir des problèmes pour rembourser leur prêt immobilier, et
tous leurs autres crédits à la consommation évidemment.. Taux variable oblige, les traites sont passés soudainemment de 1000 à 1500, puis 1800 dollars et ainsi de suite...
La " bonne " grosse classe moyenne qui se croyait donc " riche ", car " propriétaire ", découvrait en fait qu' elle vivait à...crédit, avec un bien qui ne l' enrichissait pas, mais qui au
contraire se dépréciait chaque jour un peu plus à cause notamment des premières défaillances de...leurs voisins...
Quand les marchés financiers découvrent le pot aux roses, il est évidemment trop tard. Il faut en effet savoir, que tous ces " subprimes " ont été titritisés. C' est à dire, que les banques et
autres organismes financiers qui ont financer les acquisitions de nos braves américains, ont mis en " pack "les créances qui s' y rapportaient. Elles ont ainsi vendu des produits " pourris " à
une clientète qui n' était pas au courant. Quand elles ont découvert cela, il était évidemment trop tard, et la crise financière allait se joindre à la crise immobilière. En matière de
titrisation, les agences de notation ont fait un travail catastrophique.
Un bon vieux " GLOUBIBOULGA " comme dirait CASIMIR. Le particulier lambda européen notamment, qui souhaitait placer son argent, en faisant confiance à son banquier, se retrouvait donc avec
tout un tas de produits contenant du " subprime pouri " et bien entendu sans le savoir.
Tout ceux qui vivent à crédit, s' exposent à de gros problèmes. Un individu comme un Etat, même si évidemment ce dernier, ne peut, théoriquement, jamais faire faillite, car il n' a pas d'
échéance au contraire de l' individu particulier, reste exposé à de graves difficultés lorsque le réveil sonne.
" Faut pas jouer les riches, quand on pas le sou... " JACQUES BREL .
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