Les deux " vedettes " américaines qui ne cessent de defrayer la chronique depuis maintenant plusieurs mois, sont devenues le pire cauchemar des Etats-unis. Ces derniers, qui n' interviennent d'
ordinaire pas dans les affaires des sociétés privés, ont pour le coup, bien été dans l' obligation d' y plonger leur nez, et donc d' y jouer les pompiers de service. On notera au passage,
qu' on a dépassé par ce biais, mine de rien, les limites du libéralisme économique, et donc du capitalisme pur et dur. " Normalement ", aux USA, quand une société coule, on laisse faire, en
regardant, et même en applaudissant, en se disant, que finalement cela profitera à une autre société américaine, ou aux avocats qui se sont toujours engraissés sur les faillites de ces
dernières. Jusqu' alors, quand une société américaine se noyait, c' etait donc finalement un mal pour un bien, et personne n' y trouvait à redire. Le systéme était en fait très bien huilé.
Concernant nos deux " stars " du moment, Fannie Mae et Freddy Mac, la situation est toute autre. Leur survie respective, est en effet tout simplement indispensable à celle du système
financier américain. Rien que cela. Le trait n' est en aucun cas exagèré, et on comprend donc mieux pourquoi le Trésor américain n' a aucune autre alternative que celle de soutenir ces deux
mastonondes aux pieds d' argile que sont donc ces organismes de refinancement hypothécaires. Cela ressemble fort à une nationalisation, et au pays du capitalisme par excellence, on aurait presque
envie de rire, si la situation n' était pas aussi catastrophique au final.
Le néolibéralisme des temps modernes en prend donc un sacré coup. Comme évoqué plus haut, les limites en la matière sont tout simplement dépassées. Le système ne fonctionne manifestement plus.
Les USA, font donc à leur manière, dans le " social " de grande envergure. Cela se passe bien aux Etats-unis pourtant, et en 2008, vous ne rêvez pas. La crise des subprime a donc
complètement bouleversé le système en place, pour ne pas dire autre chose.
En fait, tout ceci est le deuxième effet KISSCOOL des attentats du 11 septembre. Après ces derniers, BEN LADEN et sa bande de petits copains, savaient pertinemment que les Etats-unis allaient
ouvrir en grand les vannes du crédit à outrance pour ne pas tuer l' économie, et redonner le moral aux américains. Cela n' a pas loupé. Non seulement les Etats-unis ont vendu du crédit à
outrance, mais en plus ils l' ont fait n' importe comment, et en sachant bien, que tôt ou tard, une grande partie des américains ne parviendraient tout simplement plus à rembourser leurs prêts.
Mais il s' agissait, une fois de plus, de faire des DOLLARS ! Plein de DOLLARS ! Sur le moment, ce fût une réussite incontestable, mais quand on voit le résultat, on se dit que faire feu de tout
bois finit forcément pas avoir des conséquences dramatiques.
D' un point de vue graphique, à présent, ces deux " daubasses " que sont Fannie Mae et Freddy Mac restent intéressantes à plus d' un titre. Leur niveau respectif est en effet tellement bas, que
les retournements peuvent être particulièrement bénéfiques en terme de gains boursiers. Depuis quelques jours, on note en effet un certain volume. Une prise de position à ces niveaux, et à la
condition de placer un STOP de protection, n' est donc pas forcément une mauvaise idée. A suivre...
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Publié dans : VALEURS USA
Vendredi 22 août 2008
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