Le 18 janvier 2007, soit il y a 16 mois, le cours du baril de pétrole était à 50 dollars et 40 cents exactement. Le lendemain, il amorçait une nouvelle tendance haussière dans laquelle nous sommes
actuellement en plein dedans . Le cours de l' or noir s' est donc envolé de 150 % en seulement quelques mois et si vous regardez notamment le dernier graphique en données mensuelles, vous
pourrez vous apercevoir que les deux dernières bougies notamment, sont " magnifiques " et laissent présager l' apparition d' une troisième du même acabit.
F. FILLON, marionnette ( de plus en plus ) menteuse de SARKOZY, jusfifie son immobilisme par rapport à cette hausse, par le fait que le pétrole est voué à devenir une matière qui va fatalement se
rarifier au fil du temps. La seule solution avançée par la marionnette menteuse serait donc de s' adapter à cette fatalité. Il incite donc le " bon peuple " a trouver des solutions pour faire face.
A savoir prendre son vélo, ou les transports en commun crasseux à l' ambiance si conviviale. Pour ceux qui n' ont ni le choix du vélo, ni du transport en commun coupe-gorge, ils n' ont qu à se "
démerder "
Toujours selon F.FILLON, et toujours dans le même registre, le fait d' adopter une baisse de prix sur les matières pétrolières ne feraient en outre qu' aggraver la pollution. Par contre, il est
vrai, que comme le propose le nouveau projet de loi en faveur de la modernisation de l' économie, le fait de favoriser l' implantation de nouvelles surfaces commerciales ne va absolument pas
polluer davantage. Quand le " bon peuple " se déplace en masse à la périphérie des villes dans des zones commerciales encombrées au maximum, il est vrai qu' au volant de son " mazout " il ne pollue
absolument pas du tout. FILLON, comme sa bande de petits copains, ne sont toutefois pas à une incohérence près. La France d' en bas, et des étages au dessus, sauf le dernier, ne comprend de toutes
façons rien à rien, et finit par tout " gober ". Les français sont des veaux et le resteront.
Le 19 janvier 2007 au matin, le pétrole devient donc une denrée rare. Du jour au lendemain, on prend conscience de ce phénomène. Chaque jour un peu plus évidemment. Pendant des années, les
spécialistes n' auraient donc rien vu venir. L' explosion de l' économie chinoise notamment, date donc d' il y a un peu plus d' un an. Avant on ne savait même pas que la Chine existait. Pour
justifier une telle hausse du baril de pétrole, on aimerait donc nous faire croire que la situation du monde a radicalement changé en l' espace de quelques mois. Personne n' aurait donc rien vu
venir. Tous les acteurs du secteur pétrolier se seraient donc fait surprendre quasiment du jour au lendemain. Ils n' auraient absolument pas anticipé la demande des pays émergents tel que la Chine
ou encore l' Inde. Pris de panique ils se seraient alors jeter sur l' or noir. Voilà ce qui expliquerait cette fabuleuse flambée actuelle. Elle ne serait donc dû qu' à une très mauvaise
surprise et à une très mauvaise anticipation de la demande.
Cette prise de conscience soudaine a donc eu lieu le 19 janvier 2007. Le monde se serait réveillé ce jour là, et aurait donc pris conscience que la terre tournait et que les besoins en matière de
pétrole étaient tels que l' offre ne suffirait plus à subvenir à la demande.
Cette théorie fumeuse ne tient évidemment pas. La demande de la Chine notamment n' a pas explosé du jour au lendemain. Elle est connue depuis plusieurs années, et contrairement à ceux que l' on
veut bien nous faire croire, elle est parfaitement anticipée depuis longtemps. Les acteurs du secteur ne sont pas des " guignols " susceptibles de se faire surprendre dans un laps de temps aussi
court. La raison d' une telle flambée du prix du pétrole est connue. Il s' agit tout simplement de la " SPECULATION ". Mais c' est évidemment un bien " vilain " mot. Il est politiquement incorrect
de dire que certains se " gavent " comme des malades pendant que les " prolos " du monde entier rament.
Le marché prend simplement de l' avance au " cas ou ", en s' offrant, c' est le cas de le dire, une très confortable marge de manoeuvre. Toute l' industrie pétrolière en profite, directement et
indirectement. L' argument de la pollution tombe à point en fait. Il justifie ce qui n' est pour l' heure que " SPECULATION ". En évoquant continuellement le problème de la pollution, même si
il n' est évidemment pas à nier, la pilule est bien plus facile à avaler.
Rien ne justifie à l' heure actuelle une telle flambée de l' or noir, et ce, rappelons le, dans un laps de temps aussi réduit. Les besoins de la planète en la matière ne datent pas d' hier, et n'
ont pas soudainement explosés.
" Au cas ou ", le marché, avec la parfaite complicité de tous les acteurs du secteur, va donc continuer à faire progresser le cours de l' or noir, et ce afin de s' offrir une marge de manoeuvre
encore plus importante. Plus la marge de manoeuvre sera importante, mieux ce sera, et peu importe si le bon peuple en subit les conséquences. Comme dirait C.LAGARDE, il n' a qu' à se mettre au
vélo, et éviter de pleurer sans cesse.
L' essentiel, en matière de spéculation, est de trouver une justification aux yeux du bon peuple. Cela autorise en effet tous les excès. En matière de pétrole, les prétextes " bidons " pour
justifier une telle hausse, ne manquent pas. Il suffit notamment de faire croire aux " braves prolos " qu' il n' y en a plus ! Ce qui devient rare, devient donc forcément cher. La boucle est
ainsi bouclée et pendant ce temps les " méchants " spéculateurs se gavent avec la bénédiction des politiques qui n' ont de toutes façons aucun pouvoir en la matière. Sauf celui évidemment de nous
raconter la messe.
Alors, peut être qu' effectivement les réserves de pétrole s' amenuisent, mais sûrement pas aussi vite que certains ont intérêt à nous le faire croire. Pour l' heure, du pétrole il y en a, et tous
les acteurs du secteur ont parfaitement anticipé la demande en la matière. Pour le pétrole comme ailleurs, on applique désormais le fameux " principe de précaution " mais dans le cas précis,
uniquement en faveur de ceux qui se " gavent ". Ces derniers, très gourmands, n' accepteraient en effet pas un gateau moins gros qu' auparavant.
Tous les intervenants de ce secteur très juteux ont dont tout intérêt à faire monter un maximum le cours de pétrole lors des prochains mois. Ils savent bien que par la suite ils le pourront moins.
Autant donc prendre une avance la plus confortable possible et peu importe si les dommages collatéraux sont de plus en plus nombreux. La capitalisme n' a pas d' états d' âme et n' a que faire des
préoccupations des " prolos ".
Les politiques ne changeront pas le monde. Le capitalisme fait ce qu' il veut.