Les banques centrales freinent t' elles volontairement le mouvement haussier des marchés ? On peut répondre oui. Il y a en effet une strategie derrière tout cela. Le marché en veut comme on peut le
voir, mais les politiques notamment, influencent plus ou moins les banques centrales pour que cela ne remontent pas trop vite. Si tel était le cas, il y aurait en effet de quoi se poser de
véritables questions sur les raisons de la crise financière de cet été, sachant que finalement elle ne concerne que le secteur des " subprime " n' ayant au final que peu de rapport avec le reste de
l' économie. Cette crise immobilière touche en effet une tranche de la population non représentative des consommateurs actifs. Dans l' absolu, on peut donc dire que l' ampleur de cette crise est
complètement disproportionnée, mais on sait bien que l' effet " boule de neige " est une machine qui fonctionne très bien dans le domaine de la Finance.
Mais imaginez un instant, qu' on remonte à toute berzingue. Vous auriez ( légitimement ) des doutes sur les raisons d' une telle crise. Vous penseriez même que tout ne serait pas simplement le
fruit du hasard, et vous auriez tout à fait raison. Les instances n' ont donc pas vraiment intérêt que la machine s' emballe. D' une part, on ne serait pas à l' abri des " méchants spéculateurs "
qui sont toujours là. Ces derniers se sont en effet gaver en jouant à la baisse. Ils ont donc du cash à outrance pour jouer long désormais. On ne parle en effet que des fonds qui ont fait faillite
ces derniers temps, mais on oubllie un peu vite que certains se sont gavés comme vous n' avez pas idée.
Pour être crédible aux yeux du quidam moyen, il faut donc faire en sorte de freiner le mouvement haussier. Il suffit pour cela de dire que la crise n' est pas finie. Que les taux ne seront pas
systématiquement baissés. Il faut en effet entretenir l' angoisse collective. D' un autre côté, ce n' est pas bon pour la consommation. La difficulté consite donc à trouver le juste milieu. Faire
croire que cela ne va pas si mal, mais qu' il y a encore des risques. Avec ce petit manège, on fait donc en sorte que les marchés fassent un peu du surplace, ou progressent pas trop vite en
tout cas. Il faut dire que cela pousse derrière. Hé oui, il y a du CASH à outrance sur les marchés. Il faut donc bien le faire travailler. Il ne s' agirait en effet pas de gagner qu' à la
baisse. Il faut aussi se gaver à la hausse. Et en plus c' est tellement plus " moral " dans ce dernier cas.
BERNANKE et CIE nous racontent donc la messe. Ces derniers ne cherchant qu' à calmer les ardeurs de ceux qui se sont gavés commes des malades à la baisse, et qui veulent encore du gateau, tant ce
dernier était bon. Alors ca pousse, et on sort donc le spectre d' un statu quo, ou même pourquoi pas d' un relèvement des taux directeurs. Il faut dire que l' échéance du 18 septembre est
lointaine, et que les banques centrales sont dans l' obligation de calmer les ardeurs des " méchants spéculateurs ". En en plus les politiques s' en mêlent, donc ce n' est pas simple.
Au final on peut donc raisonnablement penser que cette crise " subprime " est un peu surfaite. Les conséquences par contre ne le sont pas du tout. Il serait tout de même interessant que les médias
se fassent le relais de tous les fonds qui se sont " gaver " ( il n' y a pas d' autres mots ) durant cette crise. Il est un près certain que la balance commeciale serait largement en faveur des
fonds gagnants.
Mais bien sûr, on ne va pas rajouter de l' huile sur le feu en disant que certains se sont gavés. C' est évidemment totalement politiquement incorrect en Europe, et plus particuliérement en France.
Et même pour tout dire au pays de l' oncle Sam. Les médias n' en parleront donc pas. Dommage. Peut être que la transparence pouvait commençer par là. Mais il est vrai, que la spéculation est un
bien vilain mot. Et pourtant, elle est absollument nécessaire. C' est en effet une sorte de contrepouvoir financier.
De toutes façons, que cela monte, ou que cela baisse, le spéculateur se gave, et c' est bien là l' essentiel ! Le monde n' étant qu' injustice.