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L' europe qui voulait tuer les USA, par le biais de l' illustre TRICHET notamment, va encore devoir attendre. Ce n' est pas encore demain qu' on pourra annoncer la mort des USA. La " bête ", donnée mourante, respire plutôt bien. La croissance des USA pour le deuxième trimestre affiche un chiffre de 3.3 %. Pas mal. D' autant que la crise est partie de là bas. En face, sur le vieux continent, ce n' est pas la joie. Moins 0.2 % de croissance. Mais, selon les politiques en place, rien de bien grave. Tout va très très bien, et pour l' heure, nous ne sommes pas dans une situation de récession. Si on vous le dit, faut le croire.

L' europe est donc déjà en retard sur les USA. Ce n' est pas vraiment nouveau, mais en période de crise c' est d' autant plus inquiétant. Il n' y a pas si longtemps pourtant, cette même vieille europe rigolait des déboires des USA, en évoquant notamment, haut et fort, la désinvolture de la politique monétaire américaine. Ces américains faisaient vraiment n' importe quoi en la matière, et il était donc normal et logique qu' ils en payent les pots cassés.

Mais alors comment se fait-il qu' ils affichent une croissance de 3.3 %, pendant que l' Europe est à la ramasse ? La politique monétaire des USA, que l' illustre TRICHET disait totalement inadaptée, devait menée, toujours d' après le même personnage, à une récession, couplée à une inflation galopante, autrement dit, la fameuse stagflation.

En Europe, grâce à l' Euro fort, on avait aucun risque à craindre. Il n' y avait plus qu' à regarder les USA se planter en rigolant. Saut qu' à présent, on rit plutôt jaune du côté de la BCE, même si en bon énarque qui se respecte, TRICHET continue à afficher sa sérinité en soutenant mordicus que sa politique est assurément la bonne, et ce même si les chiffres disent exactement le contraire.

Le but de la manoeuvre de TRICHET, était, rappelons le, de permettre une croissance forte, n' ayons pas peur des mots, et, dans le même temps, d' afficher une inflation limitée. On voit aujourd' hui le résultat. C' est exactement le contraire. Non seulement la BCE n' est pas parvenue à maintenir l' inflation à un nouveau acceptable, mais en plus elle a plombé la croissance. Mais c' était tellement prévisible. On ne pouvait pas attendre mieux de l' équipe de guignols de la BCE.

Au final, les USA ont bien des chances d' afficher une coissance supérieure à 2 % en 2008. L' Europe, quant à elle, patine dans la semoule, et les allemands qui faisaient les " tintins ", commencent sérieusement à déchanter eux aussi. Si la croissance de la zone euro affiche 1 % de croissance en 2008 on pourra s' estimer heureux, et encore à condition d' aller la chercher avec les dents, comme dirait le comique de l' Elysée.

La politique monétaire des USA n' était donc pas si mauvaise que cela, et les américains peuvent en être satisfaits. La politique de la baisse du taux d' intérêt était donc la bonne, même si elle a pû évidemment faire peur à un moment. Mais il faut dire, que les USA la maîtrise plutôt bien depuis plusieurs decennies.

Reste à présent à attendre 2009, et on peut penser que les USA prendront encore de l' avance, pendant que l' Europe sera encore bien empêtrée. Entre les fous furieux de la BCE et les bonimenteurs de l' équipe SARKOZY, il y a toutes les raisons de penser qu' on va aller vraiment droit dans le mur l' année prochaine. Mais en France, on a un secret, on klaxonne en même temps. C' est plus marrant.




Publié dans : ECONOMIE - Ecrire un commentaire
Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 13:20
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