La grave crise actuelle que nous traversons a eu pour origine le secteur bancaire. Les banques américaines, sous les directives des politiques en place il ne faut pas l' oublier, à savoir notamment
un certain Bill CLINTON, ont poussé le bouchon trop loin, en voulant faire, comme toujours aux USA, feu de tout bois. Il fallait en effet faire à tout prix des dollars, notamment, et surtout à vrai
dire, sur le dos des " prolos ". De braves américains, pas vraiment " nantis " se sont donc vu proposer des prêts pour réaliser un rêve auquel ils ne pensaient même pas pouvoir accès. Mais au pays
de l' Oncle Sam tout est toujours possible, et les sociétés spécialisées dans le crédit hypothécaire ont donc incité tout ce beau monde à s' endetter à taux variable s' il vous plait. Il faut dire,
que pou un organisme, un " prolo " est un bien meilleur client qu' un " riche ". Cela rapporte en effet bien plus de prêter aux pauvres. Le taux variable est en effet bien plus rénumérateur qu' un
taux fixe pour les " spécialistes " du crédit. Alors bien sûr, le risque est évidemment, et fort logiquement, bien plus important de prêter à un " prolo " plutôt qu' à un " riche ". Mais dans l'
optique des politiques notamment, qui ont une part énorme de la responsabilité de la crise actuelle, les prix de l' immobilier ne peuvent que monter. Toujours. C' est une certitude politique que
des pays comme les Etats-unis, et l' Espagne paye à prix très élevé. La facture à payer c' est la crise actuelle. Les banques, toutes excitées, elles aussi, par l' eldorado d' un immobilier qui ne
pouvait que monter, ont évidemment fait du grand n' importe quoi, en voulant évidemment en " croquer " un maximum. Elles ont certes abusé, c' est incontestable, mais, une fois encore, rien n'
aurait été possible sans l' aval des politiques qui ont en la matière tous les mêmes délires. On a effet pû voir, plus près de nous, l' excitation du locataire de l' Elysée, quand tout content de
lui, il criait haut et fort lors de sa campagne électorale, qu' il voulait faire une " France de propriétaires ". Les mêmes délires produisent touours les mêmes effets, et fort heureusement,
la crise immobilière des USA aura ramené à la raison l' hyperactif de l' Elysée avant qu' il ne fasse du grand n' importe quoi. On a donc échappé au pire.
Après ce délire collectif de l' immobilier, toutes les banques américaines se sont donc effondrées. Certaines en sont mêmes définitivement mortes. Les USA, à cette époque pas si lointaine, n' avait
en effet pas encore vocation à faire dans le " socialisme ", et ont donc, en toute logique capitaliste, laissé couler LEHMAN BROTHERS pour faire un exemple. Depuis, les USA sont devenus "
socialistes ", par la force des choses il est vrai. Le capitalisme pur et dur ayant en effet trouvé ses limites que l' on pensait pourtant bien plus reculées. Les dommages collatéraux relatifs à la
crise actuelle, nécessitent en effet l' intervention des Etats. Nous ne sommes en effet plus en 1929, et en 2009 il est tout simplement impensable qu' on puisse ne pas intervenir. La " soupe
populaire " n' est aujourd' hui plus acceptable. Les politiques ont une responsabilité énorme en la matière, et savent très bien qu' en intervenant pas, les risques de conflits majeurs au niveau
mondiales sont importants. La planète reste en effet une énorme cocotte minute et il est donc indispensable de faire très attention. Tous les pays " flippent ", et certains plus que d' autres
évidemment, d' un " dérapage " au niveau mondial. Le spectre d' une guerre mondiale n' est en effet jamais à exclure et doit donc être pris très au sérieux. Tout le monde n' est pas forcément beau,
tout le monde n' est pas forcément gentil.
Enfin bref, la question du moment, et c' est l' objet du propos, est de savoir s' il y a encore des cadavres dans les placards des banques. Et surtout des banques américaines. Les banques
françaises, et il faut bien le reconnaître, tiennent en effet plutôt bien la route, et restent tout de même, en général tout du moins, relativement solides et saines. Reste donc la problèmatique
des banques américaines.
Depuis plusieurs jours, et c' est le moins que l' on puisse dire, les banques américaines sont très recherchées, et font donc bondir les marchés à outrance. Le rebond est en effet très violent
depuis le 9 mars dernier. Et comme évoqué hier (
Quand votre coiffeur vous parle de la déroute des marchés, achetez ! ) on peut se
poser la question de savoir si le point bas n' a finalement pas été atteint. La réponse se trouve évidemment dans les placards des banques américaines. Y-a-t' il encore des cadavres à découvrir, et
si oui combien ? Une minorité ou davantage ? En fait, probablement très peu. Le " gros " des cadavres a quand même été découvert avec le " subprime ". Il n' est donc pas impossible qu' un point bas
ait été trouvé sur les banques il y a peu. La réponse définitive se fera encore attendre quelques mois. A suivre donc...
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Publié dans : ECONOMIE
Jeudi 19 mars 2009
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