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La tension entre les USA et UBS n' est pas prête de tomber. C' est même tout le contraire. La pression des USA à l' endroit de la grande banque suisse est encore montée d' un cran. La lustice américaine risque en effet d' ordonner la saisie d' actifs d' UBS. Rien que cela ! Comme évoqué hier, la gestion de cette crise sans précédent est notamment aux mains du Conseil fédéral, ce qui n' est pas sans poser quelques problèmes. Les critiques fusent en effet de toutes parts.

Un châtiment à la hauteur du scandale menace en effet UBS. D' ici à dimanche 18 h ( heure locale ), l' administration Obama se réserve le droit d' autoriser la Cour fédérale à ordonner la saisie de tout ou partie des actifs de la banque helvétique. Il y a donc quasiment péril en la demeure, et autant dire que c' est la panique à bord chez UBS. L' établissement financier est très exposé aux USA. Un tiers de ses actifs se concentre en effet là bas. Ce qui représente quand même la bagatelle de plus de 400 milliards d' euros.

Les américains ne sont donc pas près de lacher leur " proie ", et ce alors que dans le même temps, que de plus en plus d' anciens clients américains d' UBS se sont résolus à se rendre au fisc de leur pays. L' action intentée à l' endroit d' UBS le 19 février dernier par le fisc yankee porte notamment sur le fait de recevoir des renseignements sur 20 000 dépôts de titres et 32 000 d' argent liquide en Suisse.

UBS continue cependant à faire valoir ses droits, notamment et principalement en ce qui concerne le secret bancaire. Le numéro deux mondial de la gestion de fortune se refusant en effet à se soumettre à un tel traitement. Toute une floppée d' avocats ont bien évidemment été dépêchés depuis plusieurs mois afin de limiter au maximum la casse. Dans cette mission très délicate, ils seront également soutenus par de hauts fonctionnaires suisse. L' ambiance risque donc être au rendez vous lundi prochain à Miami, là où se tiendra ce procès hors normes. Whashington étant bien décidé à maintenir une pression maximale.

Les marchés financiers risquent donc d' être particulièrement nerveux en ce qui concerne le titre UBS en cas de sanction. Le groupe ayant déjà bien du mal à retenir ses clients depuis maintenant plusieurs mois.

Il semble toutefois peu probable que les USA " liquide " définitivement la banque suisse. Il s' agit de faire peur. Et au poker, force est de constater que les américains sont bien meilleurs joueurs que les suisses.

En attendant, UBS, prise au piège, tente, non sans mal, de convaincre ses 52 000 clients de se " rendre ". 30 000 se seraient déjà plus ou moins mis en règle avec les autorités de leur pays. Chaque client qui " se rend " permet en effet à UBS de réduire la lourde facture à payer. La " boulette " finale pourrait cependant être de pas moins de 6 à 7 miliards d' euros au bas mot.  Dans les faits, UBS aurait cependant du mal à supporter une ardoise supérieure à 3 milliards d' euros. Une grosse amende pourrait bien entendu forcer la banque à procéder à une nouvelle augmentation de capital, après les 4 précédentes en l' espace de 18 mois.

Bref, au final, UBS risque bel et bien d' être totalement " grillée " aux USA. Il faudra cependant attendre plusieurs mois avant de connaitre le verdict après trois jours d' audience la semaine prochaine en Floride.

Le pire, serait quand même qu' UBS perde sa licence bancaire américaine, et ce alors que la stratégie du groupe a grandement été basée sur la conquête de la clientèle américaine. Le rêve américain a de grandes chances de finir en pire des cauchemar...



















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Publié dans : ECONOMIE - Ecrire un commentaire
Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 08:54
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