La crise ? Quelle crise ? Pas pour les fabricants de smartphones en tout cas. Les smartphones ce sont ces téléphones multifonctions permettant par exemple de surfer sur internet ou regarder des
vidéos. Vendus plutôt à un prix élevé, ces produits font la joie d' une clientèle aisée et branchée. Ce segment est en pleine croissance. Ces appareils, tel l' iPhone d' Apple par exemple, ont en
effet vu leurs ventes bondir de 27 %. Joli score quand on sait que les ventes mondiales de téléphones portables " classiques " ont reculé de 6% durant la même période du deuxième trimestre de l'
année. La demande, crise oblige, étant en baisse. Les stocks restent importants, sauf une fois encore pour...Apple qui n' arrive plus à fournir son produit phare. De la part d' Apple, on aurait
pu croire qu' il s' agissait d' une enième stratégie marketing, mais non, il s' agit bien d' une réalité. La demande a fortement depassé l' offre et les prévisions les plus optimistes en matière
de ventes ont tout simplement été pulvérisées. Pour la petite histoire, le désormais mythique fabriquant américain a vu ses parts de marché augmenter à 13.3 % contre à peine...3 % l' an dernier.
La marque à la pomme à écoulé la dernière version de l' Iphone, le 3GS, à pas moins d' un million d' exemplaires au cours du seul premier week-end de son lancement. Un succès qui ne se dément
donc pas, et ce malgré un prix qui reste " copieux ".
Mais Apple n' est pas le seul fabriquant de smartphones à tirer son épingle du jeu. Le numéro un mondial du secteur, à savoir le finlandais Nokia, a augmenté sa part de marché dans les
smartphones pour atteindre pas moins de 45 %. Par contre, en ce qui concerne les téléphones portables " classiques " le finlandais est en recul en passant de 39.5 % à 36.8 % de parts de marché
sur un an.
Samsung quant à lui, s' en sort également plutôt bien en consolidant sa deuxième place avec une part de marché passant de 15.2 % à 19.3 % cette année, grâce à des ventes en hausse de près de 20
%. Dans le même temps, LG affiche également une progression. L' américain Motorola quant à lui, reste en perte de vitesse, alors qu' à une certaine époque, la clientèle " branchée " se devait de
posséder un Motorola. C' était il y a déjà cependant bien longtemps, à fortiori dans un secteur où les nouveautés pleuvent régulièrement.
La crise est quand même passée par là, et seuls les smartphones tirent donc leur épingle du jeu, prouvant cependant au passage qu' il est toujours possible de vendre des produits chers à
partir du moment où ils apportent vraiment un plus tant en matière de technologie ou d' image. L' idéal étant d' associer les deux comme le fait si bien Apple depuis la sortie du premier
IPhone.