Partager l'article ! Régulation financière américaine : quoi de neuf ?: En " bon " politique qui se respecte, Obama n' a pû s' empêcher de crier victoire en ce q ...
| Février 2012 | ||||||||||
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En " bon " politique qui se respecte, Obama n' a pû s' empêcher de crier victoire en ce qui concerne la régulation financière des USA. Selon lui, WALL STREET aurait donc cédé à ses exigences en matière de régulation financière. Dans la réalité c' est tout de même un peu plus compliqué que cela, et force est donc de constater que le Président Obama n' a finalement fait que de la... " politique " afin de calmer la grogne de l' opinion publique.
La nouvelle loi de régulation financière est en fait basée sur deux axes principaux, à savoir d' une part, la régulation du système financier, qui reste en fait bien floue ne serait-ce que dans sa seule définition, et d' autre part la protection du consommateur qui semble quant à elle, bien plus claire.
Obama, même s' il préfère tirer à vue sur les banques, a tout de même bien compris que la grave crise qui a eu lieu, provient, notamment, du fait que les " intermédiaires " du " système " ont proposé tout une gamme de produits à des ménages insolvables. Car, il s' agit bien de cela au départ. Il s' agissait de vendre du " rêve " à une population qui n' avait pas les moyens d' y accéder de part le fait d' une politique salariale dégageant des salaires dérisoires ne permettant donc pas de devenir propriétaire de son habitation.
La nouvelle loi comporte donc notamment des protections concernant le démarchage des prêts hypothécaires dans un pays où il était aussi facile de vendre du " subprime " qu' un aspirateur. Une autorité de surveillance a donc été créée en ce sens au sein de la " célèbre " Fed. On serait tenté de dire : " il était temps ! ".
L' autre volet concerne donc la " fameuse " régulation financière ", dont on ne sait pas trop de quoi il s' agit en fait. Et c' est là le problème depuis le début de cette crise. La " régulation financière " ne veut en effet pas dire grand chose dans l' absolu. Cela reste en effet aussi vaste que vague. Réguler un " système " dont on a peine à définir les contours, en dit long sur la complexité de la problèmatique.
Il va donc s' agir de " surveiller " les marchés, sans qu' on sache une fois encore, ce que cela peut bien signifier. La principale mesure est donc la création d' un conseil de surveillance de la stabilité financière rassemblant plusieurs membres de différentes autorités financières existants déjà, mais absolument pas coordonnées jusqu' alors. En " gros ", il y avait déjà un système de régulation effective, mais personne ne " communiquait " comme il se devait. Franchement rien de vraiment nouveau en fait. Il s' agira " juste " d' être un peu plus rigoureux en évitant de " glander ".
La loi verse cependant dans le " comique " à ce propos, car il est stipulé que le conseil de surveillance en question sera doté de personnel " très qualifié " rodé au monde de la finance, ce qui n' était pas le cas jusqu' alors. Le personnel de ce type d' instances ayant le plus souvent eu la réputation " justifiée " d' avoir trois trains de retard, et d' y connaitre finalement pas grand chose en matière de marchés financiers. En fait, concernant les autorités en question, aux USA comme en France par exemple, il s' agit bien souvent de " placards dorés " à destination de fonctionnaires n' y connaissant strictement rien, et qui se contentent donc de jouer aux cartes toute la journée. Les dossiers sont toujours traités, quand ils le sont, avec un retard totalement incompatible avec la réactivité permanente des marchés financiers. On l' a d' ailleurs vu il y a peu en France, avec l' AMF. L' enquête, fort longue, concernant EADS a en effet finalement accouché d' une souris. Cela résume tout.
Cette " nouvelle " autorité sera donc chargée de " surveiller " ou même " réguler ", de son propre chef le cas échéant, des sociétés financières qui peuvent peser lourd sur les marchés, et qui n' ont pas le statut de banques. Le " meilleur " exemple étant l' assureur AIG qui n' était absolument pas surveillé malgré son importance.
Le conseil de surveillance va donc surveiller de près tout ce beau monde, ce qui, aussi surprenant que cela puisse paraitre, ne l' était donc absolument pas. Des recommandations particulières seront donc effectuées à la FED concernant la complexité des montages financiers susceptibles de créer des réactions en chaîne pouvant mener à l' éffondrement d' un système.
On remarquera cependant qu' il ne s' agit donc que de " surveillance ". Les montages financiers toujours plus complexes ne seront en effet absolument pas interdits. En clair, rien ne change vraiment. On surveille juste. Le but étant que la faillite d' un acteur, n' entraîne pas les autres. Les éventuels risques devront donc être identifiés, avec une information à l' attention du public de la part du conseil de surveillance en question, le cas échéant. Transparence donc... Mouais mouais...
Autre point de la loi : le " fameux Volker Rule " du nom de l' ancien gouverneur de la FED qui consiste donc à ce que les banques de dépôts n' aient plus d' activités de marché pour compte propre. En clair, cela signifie que les banques concernées devront se contenter de faire fructifier l' argent de leurs clients mais sans uliliser leurs propres capitaux pour faire de la spéculation financière. Là, on a quand même envie de sourire quant on connait la complexité des montages financiers qui peuvent permettre aux banques de faire croire n' importe quoi à qui veut bien l' entendre, et ce, précisons le, en toute légalité.
Les capitaux propres seront donc surveillés, sur le " papier " tout du moins. L' effet de levier sera également limité apparemment. Le but de tout ceci étant que ce ne soit pas le contribuable qui fasse les frais des " errements" de la Haute Finance.
Et qui dit Haute Finance, dit évidemment " produits dérivés ". Ces produits " complexes " posent en effet problème, même si leur existence même n' a jamais été remis en cause, aujourd' hui comme hier. Il s' agira " juste " de les " surveiller " encore et encore. Des chambres de compensation seront donc-éventuellement-créées. Transparence on vous dit...
Les rénumérations des dirigeants ne seront également pas oubliés. Enfin, sur le " papier " surtout. Le nouveau cadre défini ne semblant en effet pas vraiment stricte. Quant au sort des opérateurs de marchés, à savoir les fameux TRADERS, il n' est même pas évoqué...
Les " fameux HEDGE FUNDS " montrés du doigt à plusieurs reprises devront également s' enregistrer auprès de la SEC. En fait, rien de nouveau à ce propos. Et quand on connait la complexité des montages financiers de ce type d' officines on a une fois encore envie de sourire...
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En fait, rien de vraiment neuf. Il s' agit de SURVEILLER encore et encore. Les grandes lignes sont les mêmes qu' auparavant, sauf qu' elles doivent désormais être respectées. Reste qu' avec le temps, chacun sait que la surveillance finit toujours par se relacher peu à peu, à fortiori avec des intervenants qui n' y connaissent pas grand chose, et qui préfèrent " glander ".
La nouvelle loi de régulation financière n' INTERDIT donc STRICTEMENT RIEN. Elle préconise simplement plus de TRANSPARENCE par le biais d' une surveillance accrue. Reste que ceux qui surveillent doivent être compétents, et surtout réactifs. C' est pas gagné. Il va falloir
Au final, on peut donc dire qu' OBAMA a compris que la Finance pesait très lourd pour les USA, et qu' il ne fallait donc absolument pas tuer la poule aux oeufs d' or. Les obstacles sont donc très peu nombreux, et comme l' homme s' adapte toujours, il passera outre relativement facilement. Le reste du BLABLA n' est que politique.