Il devait changer le monde, ou tout du moins la France. Fort de sa paire de talonnettes flambant neuve, il avait fêté sa première victoire aux présidentielles en catimini. C' était il y a trois
ans. Au Fouquet' s, avec toute une bande de copains comme cochon triés sur le volet. A peine élu, SARKOZY s' engouffrait donc déjà dans une belle bulle, dont il n' est jamais sortit depuis.
Méprisant le peuple le soir même de son élection, SARKOZY fixait déjà les régles, toujours en vigueur à ce jour : ce sera " les copains d' abord ". Uniquement. Les autres n' auront servi qu' à l'
assoir à l' Elysée. Un rêve absolu depuis toujours. SARKOZY, qui n' a peur de rien, et qui ose tout, ne s' en tiendra évidemment pas à cette première fausse note de la fameuse soirée du Fouquet'
s. Quelques jours plus tard, il défraiera la chronique en jouant les milliardaires décomplexés sur le yacht d' un de ses petits copains comme cochon, un certain Bolloré. Face à ce deuxième faux
pas en seulement quelques jours, les médias, mais aussi la gauche évidemment, lui tomberont dessus. Ses " fans ", qui ne savaient pas encore qu' ils le détesteraient quelques mois plus tard, y
virent une façon de tourner la page définitivement par rapport à ses prédecesseurs. C' était sûr, ce ne serait plus jamais comme avant. A cette époque, on ne croyait pas encore si bien dire...
SARKOZY continuera encore de mentir, comme il l' avait fait lors de sa campagne, et comme il l' a toujours fait. Le premier gros mensonge juste après son élection, restera celui concernant sa vie
de... couple. L' histoire était déjà finie avec Cécilia, mais il fallait encore faire bonne figure pour la séance photos comme on dit. Là aussi, la page était tournée. SARKOZY jouait les
romantiques à l' endroit de Cécilia qui avait déjà terminé son contrat depuis belle lurette. Ce qui était donc prévu, arriva donc immédiatement. Cécilia n' attendra pas pour faire ses bagages.
Un président de la République seul c' etait évidemment impensable. Il fallait donc faire vite. Très vite. Heureusement, Jacques Séguela, publicitaire de son état, était déjà prêt. CARLA était
encore dans le paquet. Ne restait plus qu' à le faire déballer par SARKOZY. Du cousu main. Un peu trop d' ailleurs. Mais bon, l' essentiel était fait. Un échange de bons procédés en somme. CARLA
entrerait ainsi dans l' histoire, et SARKOZY n' aurait plus à passer ses dimanche après-midi sur MEETIC. CARLITA montera cependant rapidement à la tête du petit nain de jardin de l' Elysée. Il se
prendra en effet rapidement pour... Kennedy. Rien que cela !. Le pauvre concerné à dû se retourner dans sa tombe. Quoi de mieux d' être assimilé à Kennedy en effet. Tombeur de ses dames, et
populaire. Très populaire. Mais tout le contraire de SARKOZY en somme.
SARKOZY n' a en effet jamais été populaire. Il l' a pourtant cru à un moment. Puis il a même essayé de l' être, pour se rendre enfin compte qu' il ne l' était pas du tout, et qu' il ne le serait
jamais. SARKOZY, contrairement à ses belles paroles, n' a en effet jamais été le président de tous les français. C' est même tout le contraire. En fait, personne ne l' aime. Ses " fans " de
la première heure le détestent même aujourd' hui. Pire qu' être impopulaire, SARKOZY n' est pas respecté. Personne ne le respecte. Cela avait déjà commencé par un pêcheur qui l' avait traité " d'
enculé ". Une première historique qui restera dans les annales sans mauvais jeu de mots. Par la suite, un brave français avait tout simplement refusé de lui serrer la main au salon de l'
agriculture. L' intéressé en prendra pour son grade en se faisant traiter de " pov' con ! ". Là aussi une première. Résultat : SARKOZY n' ose plus sortir sans un bataillon de CRS et sans que tout
soit partaitement cadré à l' avance lorsqu' il arrive en " ville ". Au plus bas dans les sondages, il essayera il y a quelques semaines de se jeter à nouveau dans la foule en se disant que le bon
peuple serait peut être plus sympathique à son endroit. Peine perdue une fois de plus. Un jeune individu s' essuyera la main après avoir serré la paluche du monarque. Nouvelle déconvenue.
SARKOZY commence donc à se faire une raison. Personne ne l' aime. C' est ainsI .Pendant ce temps, son ennemi préféré, CHIRAC, bat des records de popularité. Que le monde est injuste décidemment.
Ces demeurés de français préfèrent donc un roi fainéant. Oui, c' est la triste réalité. Peut être tout simplement, car le costume de président allait très bien à CHIRAC, et que même en étant
fainéant, il n' a finalement pas été moins efficace que celui qui pédale dans la semoule depuis maintenant trois ans. SARKOZY n' a jamais été à l' aise dans le costume de président de la
République. Peut être trop grand pour lui, à moins que ce ne soit lui qui soit trop petit...
Personne ne respecte SARKOZY, et pour un président de la république, le moins que l' on puisse évidemment dire c' est que c' est plutôt embarassant. C' est ainsi, et ce n' est pas évidemment
pas son style qui arrangera les choses, bien au contraire.
SARKOZY, qui ne doute jamais de rien, est cependant plutôt satisfait des trois ans passés à la tête du pays. Les français le détestent juste un peu plus chaque jour, le chômage réel frôle juste
les 10 %, l' endettement n' a jamais été aussi conséquent, et la croissance n' accrochera même pas les 1 %, mais à part ça tout va bien.
En fait c' est la faute à la crise. Sauf que la crise date finalement d' avant son élection, il faut bien en convenir. Mais SARKOZY ne l' avait même pas vu arriver, c' est dire son niveau. Par la
suite, il commencera par la nier, puis la minimiser, pour enfin faire le fanfaron une fois le pire passé, en osant dire haut et fort que la France s' en était bien mieux sortie que les autres
pays. SARKOZY qui ne doute de rien, ira même donner des leçons aux pays anglo-saxons. Pour la petite histoire, les USA termineront probablement l' année à 3 % de croissance, quand la France aura
du mal à atteindre les 1 %. Mais ce n' est pas bien grave, l' essentiel c' est d' y croire, et surtout de le faire croire à ce peuple de demeurés que SARKOZY déteste par dessus tout.
SARKOZY n' aime effectivement pas les gens. Il déteste le peuple, qui lui rend de mieux en mieux cela dit. Il n' aime que ses petits copains comme cochon susceptibles de lui apporter quelquechose
le moment venu. SARKOZY a toujours fonctionné comme cela. Seul son intérêt compte au final.
SARKOZY ne sert pas la France. Il se sert lui même. Il est uniquement là pour flatter son petit égo d' enfant complexé. S' il se représente en 2012, ce sera pour se servir lui-même une fois de
plus. Il s' agit d' un défi à relever, même s' il a désormais intérêt à se retirer au sommet de sa ( pseudo ) gloire. La porte de sortie est en effet grande ouverte, et il a donc toutes les
raisons de se prendre une belle gamelle en 2012 s' il n' avait pas la sagesse de renoncer à se présenter.
SARKOZY est désormais foutu, et il le sait bien. Seulement, cela fait mal à son égo. Lui qui se voulait le maître du monde, detesté à ce point, ce n' est pas Dieu possible. Il doit bien y avoir
encore des gens qui l' aiment non ? Franchement, à part quelques demeurés neuilléens de l' UMP, on ne voit vraiment pas trop... SARKOZY agace même dans son propre camp. En fait ce n' est pas
vraiment nouveau. Seulement là, les langues ne tiennent plus.
Bref, celui qui devait changer le monde, n' aura finalement pas fait grand chose à part brasser de l' air, encore et encore. La France est toujours en panne de croissance, et ce ne sont pas les
ennuis de l' Europe qui risquent d' arranger les choses, bien au contraire. SARKOZY ne veut pas changer une équipe qui... perd, et c' est bien là un de ses nombreux problèmes. Lui qui se disait
le maître absolu de l' univers en ayant taillé des croupières à la gauche, et en croyant-fort naivement-avoir abbatu le FN est en train d' en avoir pour ses sous. Le stratège a donc du plomb dans
l' aile, et à droite, encore plus qu' ailleurs, on le sait très bien.
De toute façon, il n' est jamais bien bon de laisser les mêmes aux manettes durant trop longtemps. En 2012, il faudra donc nécessairement virer à gauche toute. Cela ne pourra pas être bien pire
de toute manière. Plus personne ne croit désormais en SARKOZY, et c' est d' ailleurs pour cela que les évadés fiscaux recommencent à fuir la France à nouveau à toute berzingue. Ils savent très
bien que la gauche à de grandes chances de reprendre la main en 2012...
Quant à SARKOZY, il pourra de nouveau enfiler son costume d' avocat pour conseiller son monde à s' exiler dans les paradis fiscaux, comme il a sû si bien le faire il n' y a pas si longtemps que
cela. Il aurait ainsi sa revanche en " bananant " efficacement la gauche. L' histoire n' est finalement qu' un éternel recommencement...
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